portrait Ziraoui Mouhamed Amine
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Med Amine Ziraoui : Un weekend à Djerba qui s’est prolongé 4 années…

Aaslema labes Mohamed Amine ? Merci de répondre présent à cette entrevue !

Peux-tu me parler de ton expérience professionnelle ?

Avec plaisir ! Aujourd’hui, je suis développeur informatique, j’en suis fasciné depuis tout petit, alors personne n’est surpris que je travaille dans ce milieu (rires). J’ai donc porté mes études en Tunisie sur l’informatique et la gestion de capital, cela comprenait l’étude des finances, la comptabilité, le développement informatique, comment développer la technologie actuelle en utilisant des connaissances financières.

Incroyable ! Tu as trouvé ta vocation et tu t’es passionné pour un métier d’avenir ! Qu’as-tu fais par la suite ?

Oui, c’est le cas de le dire ! Après avoir terminé mes études à Sfax, j’ai travaillé pendant 2 ans et demi dans des sociétés de développement informatique, après je me suis lancé avec un ami proche dans le freelance. Seulement en tant que jeune freelance dans le milieu, nous manquions d’expérience sur comment gérer les clients et le flux d’argent. Alors quand on commence et qu’on a ce genre de problème, c’est très dur de bien se relever. Donc, après plusieurs erreurs, on a décidé d’arrêter et j’ai réussi à convaincre mon ami de candidater auprès de grandes sociétés Québécoises, à travers le programme “Québec en tête”. J’ai obtenu 2 entretiens à Tunis qui m’ont permis d’obtenir un contrat avec la branche SSII de l’entreprise “Fujitsu”. Seulement, il faut attendre 6 mois pour obtenir les papiers nécessaires avant de pouvoir se rendre sur le territoire.

Très bien, tu as pu te créer tes propres expériences et faire des erreurs qui ne t’ont pas fait peur pour autant et tu as continué à avancer.

Bien sûr ! commettre des erreurs est quelque chose de vital pour atteindre le succès. Si je pouvais donner un conseil aujourd’hui, ce serait de faire en sorte chaque jour de travailler ou faire des tâches qui nous permettront d’atteindre nos objectifs dans le futur et de ne pas hésiter à changer du travail ou de position si c’est pas le cas, la vie est bien courte pour passer 5 ans a faire un truc qu’on aime pas.

Il faut suivre son instinct. Chercher ce qui t’anime et suivre cette succession d’événements qui t’amèneront à tes objectifs.

Fantastique, quelle belle vision des choses ! Quelle a été la suite de ton aventure ?

Lorsque j’étais encore à Sfax, on m’a parlé d’un coworking à Djerba. Je l’ai directement cherché sur Google, et j’y suis allé. Une fois arrivé, j’ai bien aimé l’ambiance qui y régnait, tant pour le travail que pour les rencontres que j’ai faites.

C’est d’ailleurs avec CoZi que j’ai eu l’opportunité de rencontrer des Français qui cherchaient un développeur sur le long terme.

C’était très intéressant, mais j’avais toujours le contrat en cours de validation depuis 3 mois avec le Canada.

Donc ils m’ont dit : “Écoute, on va tester ensemble et si ça marche bien entre nous, tu restes ici”. (rires)

Finalement je me suis attaché à eux, Bearstudio m’a de suite fait apprécié l’ambiance qui s’y dégage, leur philosophie, leur façon de travailler, et leurs technologies dans l’air du temps. Il se trouve même que la procédure s’est prolongée de 6 mois donc j’ai continué à travailler ici.

Alors quelque chose me dit que si tu es resté ici, c’est que ça en valait le coup ?

Absolument ! Au début, mon frère Anis m’a accueilli pour quelques jours, puis je suis resté quelques semaines, puis je n’ai pas repris mon billet retour (rires). À Djerba, j’ai adoré la tranquillité qui y règne, le sens de l’accueil impressionnant des Djerbiens et la sécurité sans pareille. Ici, tu peux aller faire tes courses en laissant ta voiture ouverte, il n’y a aucun problème ! (rires) La mer est splendide et tu as accès à beaucoup d’activités et de sorties. Je me suis donc demandé, pourquoi le Canada ? Après réflexion, je l’ai vu comme une sorte de sacrifice pour atteindre des objectifs plus lointains, Pour m’améliorer techniquement. Mais maintenant que je travaille avec une entreprise de qualité comme le BeartSudio, j’avais plus besoin de le faire.

Tu sais ce que tu ne veux plus et surtout ce que tu veux et c’est primordial !

Exactement, je suis toujours en changement perpétuel ! En étant toujours en lien avec BearStudio, avec mon ami, on a fondé une société du nom de Camelstudio, spécialisée dans le développement de MVP. C’est la création de produits innovants pour les startups et pour les porteurs de projets. Ça a évolué jusqu’à devenir une équipe de 4 personnes puis j’ai vendu mes parts. La société est toujours en fonction, mais j’ai décidé d’en fonder une autre, une locale qui démarre principalement pour la Tunisie puis après en France.

Avec Amel Barbou, je viens de lancer Asterkid, une startup de gestion SaaS pour des jardins d’enfants car ma mère, qui tient ce domaine, a des soucis de gestion, donc pourquoi pas développer ce projet ?

Que de beaux projets ! Où en es-tu aujourd’hui ?

Merci ! La actuellement je suis dans le développement de ma société, je suis amené à toucher à plein de choses, beaucoup de technologies très vastes, je suis les tendances pour être à jour et c’est ce que j’aime, toujours apprendre. Comme dans le judo, la dernière ceinture comme la première, est la blanche, ce qui signifie que c’est un cycle sans fin, tu reviens toujours là où tu as commencé, la en vrai je suis loin de cette ceinture ( rires ) mais je trouve la philosophie intéressante !

Merci beaucoup pour ce beau témoignage rempli d’espoir et de réussite.

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